SANTE SEXUELLE

En 2006, l’Inserm confirme l’importance de plus en plus grande accordée par les hommes et les femmes à la qualité de leur vie sexuelle. Toutefois, cette quête du bonheur n’est pas aisée pour tous. En effet, l’analyse de comportements sexuels en France montrait déjà en 1993 que 20% de la population éprouvait une dysfonction sexuelle. Une autre étude plus récente en 2000, révèle que plus de 34% des hommes et 53% des femmes souffrent de troubles sexuels au cours du mois précédent une consultation médicale.

Les troubles sexuels engendrent des complications aussi diverses que l’anxiété, la dépression, une baisse de l’estime de soi, des malaises conjugaux, des difficultés familiales, une diminution de la performance au travail ou des problèmes de santé (trouble du sommeil, surconsommation de médicaments et alcoolisme).
Aborder le thème de la sexualité rencontre encore de nombreuses réticences. Si le patient considère comme normal de parler de la sexualité avec son médecin, chacun attend que ce soit l’autre qui aborde le sujet. Il existe pour le médecin des circonstances privilégiées pour initier le sujet avec sa patiente ; la première contraception, les suites de couches, la prise de certains médicaments, la procréation médicalement assistée, la ménopause et trouver une solution immédiate à ses difficultés.

L’altération de l’hydratation vaginale et la sécheresse vaginale, sont deux troubles fréquemment rencontrés en sexologie et ce quelque soit l’âge de la patiente. Les symptômes les plus courants sont des démangeaisons, des douleurs au quotidien et/ou lors des rapports sexuels, une irritation locale. La comparaison avec les troubles de l’érection (voire l’impuissance) chez l’homme est souvent faite.
La prise en charge de la femme une fois le diagnostic posé aura généralement deux composantes : l’une ayant pour objectif de réduire les troubles psychiques souvent associés, l’autre passant par la prise en charge de la sécheresse vaginale par un lubrifiant aux propriétés hydratantes dans le cas où aucune cause organique ni hormonale n’est détectée ou par des traitements oestrogéniques à action strictement locale dans le cadre de la ménopause. 
Pour en savoir plus :
Enquête sur la sexualité en France.
N. Bajos, M. Bozon, Inserm 2006
www.inserm.fr

Sexual behaviour in Britain : partnership, practices and risk behaviour.
Lancet 2001, 358: 1835-42