CONTRACEPTION

La contraception se définit comme la prévention de la fécondation ou, de manière plus générale, de la grossesse. Son but est donc d’obtenir une infécondité temporaire sans engager l’avenir, c’est-à-dire, de façon réversible. Les méthodes contraceptives sont nombreuses. Ce vaste choix doit permettre à chaque femme, avec l’aide de son médecin, d’utiliser la contraception qui lui convient le mieux. On distingue : 

  • La contraception hormonale :
    - orale : pilule estroprogestative, pilule progestative microdosée continue, progestatifs normodosés en discontinu, contraception d’urgence,
    - transdermique sous-cutanée : dispositif transdermique (ou patch) estroprogestatif, implant sous-cutané progestatif,
    - vaginale (anneau vaginal estroprogestatif), et intra-utérine (dispositif intra-utérin (DIU) au progestatif).
  • La contraception mécanique(dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre) et méthodes barrières (préservatif masculin, préservatif féminin, spermicides, diaphragme et les capes cervicales).
  • Les méthodes naturelles (retrait, méthodes d’abstinence périodique…).

Dans les pays industrialisés et notamment en France, la « pilule » (contraception hormonale orale estroprogestative) est la méthode de contraception la plus utilisée, tout particulièrement par les femmes jeunes. Le dispositif intra-utérin (DIU) représente la deuxième méthode de contraception, suivi par les préservatifs.

LA PILULE ESTROPROGESTATIVE

La pilule estroprogestative contient deux hormones : un estrogène (l’éthinylestradiol et depuis peu le valérate d’estradiol) associé à un progestatif variable selon le type de pilule. L’effet contraceptif repose sur l’utilisation d’un produit antigonadotrope (c’est-à-dire qui s’oppose à l’activité des gonadotrophines hypophysaires, FSH et LH, en exerçant un rétrocontrôle négatif sur l’axe hypothalamo-hypophysaire) permettant de mettre l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien au repos avec au niveau ovarien, blocage de l’ovulation.

L’inhibition de l’ovulation est complétée par des modifications au niveau de la glaire cervicale, qui devient peu abondante, épaisse, imperméable au passage des spermatozoïdes qui ne peuvent pas ainsi pénétrer dans la cavité utérine et de l'’endomètre, qui devient atrophique, impropre à la nidation c’est-à-dire à l’implantation de l’œuf dans l’utérus.

Ce triple verrou contraceptif explique la très bonne efficacité contraceptive de la pilule estroprogestative.

L’effet antigonadotrope repose essentiellement sur le progestatif. Cependant, le freinage nécessite une substitution pour pallier l’hypoestrogénie iatrogène consécutive à la baisse des sécrétions ovariennes, d’où l’ajout d’un estrogène.

Un nouveau site pour bien prendre la pilule Le Laboratoire Théramex, société du Groupe Teva, lance un site internet grand public dédié à l'information et à l’accompagnement des jeunes filles qui commencent une contraception orale.

www.mapremierepilule.com